Apologie du road trip

dsc01313Rien que le mot road trip me provoque déjà une émotion. Je visualise une grande ligne jaune qui semble courir à l’infini dans un paysage extrêmement plat. Je vois une voiture qui avale l’asphalte inlassablement et c’est ce qui est bon et jouissif. On semble ne jamais devoir arriver dans le paysage de l’Ouest Américain et cela vous met dans une sorte d’état hypnotique que l’on pourrait désigner sous le nom de syndrome de la ligne jaune.
Une autre image me vient également : celle du vieux monsieur sur son tracteur, je crois bien que c’était une tondeuse, dans le film Une histoire vraie de David Lynch. Si l’on peut être touché par le personnage, je crois que l’on ne peut pas comprendre la manière surréaliste de filmer la ligne jaune lorsqu’on n’a pas goûté au voyage en Amérique.
J’ai commencé par faire trois périples de cinq milles kilomètres et chacun a fait l’objet d’un film de plus de trois heures qui sont loin d’être de simples films de vacances tels que l’on pourrait se les imaginer : ceux des caméras super 8 que l’on passait durant les soirées d’hiver. Il faut plutôt voir dans nos films des aventures humaines qui ont valeur de voyage initiatique. Mais le point commun et le héro récurent de ces montages n’a rien d’humain. Il s’agit de la voiture… J’en reparlerai.

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