Lorsqu’il pleut à la Nouvelle Orléans, il pleut ! Cela faisait déjà plusieurs jours que nous savions qu’il devait pleuvoir à notre arrivée en cette fin octobre 2015. Nous avions choisi un départ le plus tardif possible pour éviter la saison des cyclones. Si nous avons profité d’une première journée sublime, avec les visites guidées des quartiers de Vieux Carré et de Tremé, dont je vous reparlerai, la pluie a commencé à tomber vers 18h alors que nous profitions de la musique dans un bar du marché français.
Pourtant partout, toute la ville semblait se préparer pour la grande parade du soir. Même au restaurant Ocean Grill, où nous avons très bien mangé, les gens venaient avec leur costume sans que cela ne paraisse anormal. C’est là toute la magie de la société américaine : on s’amuse de tout, on profite du moment. Sauf qu’à la Nouvelle Orléans, comme nous allions le vivre quelques heures plus tard, c’est puissance 10 !
Et nous qui avons craint un moment que la parade ne soit annulée à cause du mauvais temps. Quelle idée saugrenue dans une ville qui fait la fête toute l’année et où Bourbon Street est le théâtre d’une vie noctambule délirante 365 jours par an.
Comme en témoigne ma vidéo, la parade a débuté sous une pluie battante sans que cela ne préoccupe qui que ce soit.
C’est simple, on avait l’impression que toute la ville défilait sous nos yeux. Halloween, c’est une sorte de mini-carnaval, si cher à la Nouvelle Orléans. D’ailleurs, on paradait aux balcons en lançant des colliers de perles, les « parade throws », pour notre plus grand bonheur – nous en avons ramené plein – comme lors du carnaval.
Tout est permis en matière de costume : anges, démons, évêques, diables. Certains représentent des monstres, des choses horribles, mais finalement pas tant que cela. Certains semblent même avoir décidé de leur déguisement trois minutes avant de quitter leur domicile : un slip, des palmes et un tuba… et hop l’affaire est entendue.
Les représentations sexuelles sont aussi de la partie : on est à Bourbon Street, rue de tous les excès. Plus la nuit avance, plus l’alcool coule à flots. A la Nouvelle Orléans il n’est pas interdit de boire dans la rue et personne ne s’en prive.
Nous nous sommes laissés prendre au jeu, à l’ivresse de cette ville au cœur battant. Cette nuit là nous nous sommes sentis libres et heureux.
Nous ne sommes pas rentré trop tard. Ayant besoin de faire quelques courses nous nous sommes arrêté dans un magasin Walgreens ouvert 24 heures sur 24 sur Saint Charles Avenue. A la caisse, il y avait Casper qui faisait la queue. Mais cela ne semblait anormal pour personne…