Situé dans le Griffith Park, l’observatoire est tout simplement mon lieu préféré dans le monde. Devenu célèbre grâce notamment au film La fureur de vivre (Rebel Without a Cause), il offre une vue impressionnante sur Los Angeles et constitue un chef d’œuvre de 1935, emblématique de la période art déco. Il propose également un passionnant musée de l’espace construit en 2002 sous l’édifice principal.
Comme sur tous les sites exceptionnels, le nombre de touristes ne cesse de croître, ce que j’ai pu constater et vivre lors de mon dernier voyage en 2017. Face à cet afflux de visiteurs, des mesures ont donc été prises : le parking situé en haut n’est plus gratuit, ainsi que l’ensemble des places le long de la route qui rejoint le site. Néanmoins, malgré un tarif à 4$ de l’heure, il est presque impossible de trouver une place libre.
Il existe cependant une solution simple et rapide : les nouvelles navettes du DASH Observatory. Vous pouvez par exemple les prendre au niveau du Greek Theater où le parking est gratuit (attention cependant que ce ne soit pas un jour de spectacle) pour 50 cents par personne l’aller. La navette vous dépose juste devant l’observatoire. La seule contrainte est de disposer de la somme exacte à l’aller et au retour car le chauffeur ne rend pas la monnaie (si vous êtes deux, vous pourrez laisser un billet de 1 dollar en montant). Pour ceux qui voudraient profiter de ce bon plan en soirée pour le panorama de nuit, sachez que les navettes circulent jusqu’à 22h.
Autre possibilité que j’ai testée en 2014, mais un peu plus sportive : monter à pied jusqu’au sommet. Si cette randonnée n’est pas très longue (1h – 3,2 km aller-retour), le chemin grimpe beaucoup et demeure en plein soleil dans un paysage aride. Il faut donc prévoir de l’eau par forte chaleur. Le départ et le retour se font non loin du Trail Cafe, dont vous apprécierez tout le charme, j’en suis certain, à la fin de votre randonnée. Au fil de l’ascension, la vue sur Los Angeles est sublime et quelle récompense à l’arrivée ! Je vous recommande donc tout particulièrement ce parcours à deux pas d’Hollywood.
Avant de découvrir la vue (splendide lorsque la brume de chaleur – et de pollution-n’est pas trop présente), le bâtiment et ses extérieurs offrent une visite de premier ordre. J’aime particulièrement la colonne centrale, le monument des astronomes au nombre de six : Hipparque, Copernic, Galilée, Kepler, Newton et Herschel. Sur la droite en regardant vers le bâtiment, on profite d’une vue directe sur les lettres mythiques d’Hollywood. C’est de ce coté également que se trouve une statue de James Dean.
Dès l’entrée dans le bâtiment, ce sont les fresques art déco qui marquent le plus ainsi que le pendule de Foucault qui fait des allers-retours dans un puit de 11m60 de diamètre. Lorsque l’on est passionné de science comme moi, depuis tout petit, ce n’est pas sans émotion que l’on observe cette expérience qui démontre la dynamique de la rotation de la Terre. Ce n’est pourtant que le début car le musée gratuit, situé dans les étages inférieurs, offre un panorama complet de l’astronomie et de l’espace. Que ce soit le planétarium Samuel Oschin ou l’auditorium Léonard Nimoy (Star Trek), l’endroit fait rêver tout en proposant des explications scientifiques très accessibles.
J’espère donc vous avoir donné envie de grimper sur les hauteurs de L.A. pour profiter de ce lieu empreint d’art, d’histoire et de magie.